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Chapitre 14 Chapitre 14 Chapitre 14
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Chapitre 14 Chapitre 14 Chapitre 14
POV Melody :
======Ce 30 Juillet-là, nous avions quartier libre pour l'après-midi. Enfin, quartier libre dans la boîte. Nous n'avions pas le droit de sortir. Cela faisait donc sept mois que je n'avais pas vu la lumière du soleil, sept mois que je n'avais pas senti la pluie ruisseler sur mon visage ni le vent dans mes cheveux. Tout ces plaisirs simples me manquaient tant.
======Je lisais le journal de mon arrière grand-mère quand Birgit débarqua dans la chambre.
Birgit : ILS SONT Là !!
Moi : o_O qui ?
Birgit : MÄX, JO ET FABI !!
Moi : QUOI ??!
Je fermai le journal et suivis Birgit. Jo... Il ne m'avait pas oubliée... Ils étaient tous les trois là... Pour nous ?
======Dans la salle principale de la boîte, celle où tous les soirs avaient lieu les spectacles qui alimentaient ma souffrance, je vis Jo, Mäx et Fabi. Ils avaient une conversation mouvementée avec Franz et Jan.
Jo : Où sont-elles ? REPONDEZ-MOI !
Jan : Elles nous appartiennent toutes autant qu'elles sont !
Fabi : Ce sont des êtres humains ! Pas des steak ! (même dans des moments comme ça l'instinct morphale ressort ><)
Franz : Elles ne mériteraient même pas de vivre, estimez-vous heureux qu'elles ne soient que des putes et pas des cadavres pourris !
Jo lui donna un coup de poing. Franz se releva et lui rendit la pareille.
Moi : JO !
Il tourna la tête, et se releva. Je courus vers lui, les yeux pleins de larmes.
Jo : Melody...
Je lui sautai au cou. Il me donna un baiser sur le front, et me serra fort dans ses bras... Comme ses étreintes m'avaient manqué...
Jo : Tu m'as tellement manqué ma puce...
Moi : Toi aussi... Si tu savais...
Jan : Touchantes retrouvailles, mais Melody doit retourner au boulot maintenant. M. Klein t'attend dans la chambre 256.
Je frémis à l'entente de ce nom et de cette chambre. Disait-il ça pour me déstabiliser ou était-ce vrai ?
Jo : Qui ?
Jan : Le premier client de Melody. C'était bien n'est-ce pas Melody ? Klein ne nous a fait que des compliments...
Je retins mes larmes. Je n'avais pas réussi à oublier cette triste nuit de Février. Toutes les nuits je revoyais la scène dans mes cauchemars... Jo me regarda, incrédule.
Jo : Tu... avec...
Moi, pleurant : Si tu savais combien j'aurais préféré vivre ça avec toi... C'est horrible... Je revois ce qui s'est passé toutes les nuits... Je ne dors plus Jo... J'ai si mal quand j'y repense... Et j'ai honte, je me sens si misérable...
Jo me prit la main, et me regarda avec douceur. Il ne m'avait pas rejetée. Il avait compris.
Jo : Tout ça c'est du passé ma puce. Tu n'auras plus jamais à revivre ça.
Jan : ça c'est toi qui le dis Jo ! Mais elle reste avec nous !
Mäx, qui de son côté avait retrouvé Birgit : Non ! Vous allez immédiatement toutes les relâcher !
Franz : Nous ne les avons pas enlevées, elles sont venues de leur plein gré !
Fabi : Parce que vous aviez menacé leurs familles ! Vous n'êtes que des lâches !
Jan allait frapper Fabi quand une jeune fille d'environ quinze ans dit irruption dans la pièce.
Jeune fille : Non Papa !
Jan : Moïra ? Mais que fais-tu ici ?!
Moïra : Alors c'est vrai... Ida a dit la vérité...
Jan : Quoi ? Que t'as dit Ida ??
Moïra : Que tu prostituais des filles ! C'est pas possible c'est un cauchemar ! Toi, mon père, l'homme que j'admire le plus au monde depuis que je suis toute petite, le supposé pompier supposé sauver des vies est en fait un salaud de proxénète !
Jan : Non ma chérie...
Moïra : Ma chérie ? Non mais tu te rends compte que les trois quarts des filles présentes ont mon âge et pourraient être tes filles ?
Jan : Je... Elles ont des relations avec les Schneider Moïra !
Moïra : Et alors ? Devrais-je te rappeler que maman en était une ?
Jan : C'est différent...
Moïra : Non c'est pareil ! Maman est morte par ta faute ! Tu l'as tuée ! Tu lui as tiré une balle en plein c½ur parce que tu avais appris que c'était une Schneider ! Manque de pot, j'étais née quelques mois auparavant ! Tuer une femme c'est simple, mais un bébé c'est plus dur non ?
Jan : J'AIMAIS TA MERE !
Moïra : Mais tu l'as tuée ! Ne trouves-tu pas tout ça ridicule ? N'aurais-tu pas préféré l'aimer toute ta vie ? C'est ce que nous voulons !
Jo : Nous ?
La jeune fille se rapprocha de Fabi et lui prit la main. Fabi sourit, et serra la main de Moïra.
Jan : Quoi ?!
Mäx : Alors c'était avec elle ce RDV secret...
Fabi : Oui, c'était avec elle.
Jan : C'est impossible... Tu ne peux pas l'aimer ! C'est un opposant...
Moïra : Mais le fait est que je l'aime.
??? : Moïra !
Je me retournai et vis que toute la famille était arrivée sur les lieux. La tante Hanna était là, et courait vers Moïra.
Hanna : Moïra ma chérie...
Moïra : Ne m'approche pas ! Tout ce temps vous m'avez menti, vous m'aviez dit que cette mascarade était finie pour toujours ! Et derrière mon dos vous prostituiez des filles de mon âge ! Vous êtes ignobles !
A ces mots, elle sortit une fiole de son sac bandoulière.
Moïra : Soit vous laissez partir tout le monde, Jo, Mäx, Fabi, Melody et Birgit y compris, soit vous aurez une mort de plus sur la conscience, si vous en avez une.
Jan : Non Moïra...
Moïra : Décidez-vous !
Franz : Voyons Jan, tu sais aussi bien que moi que c'est du bluff !! Nous devons continuer notre job ! Nous avons signé un pacte !
Ida : Mais ce pacte a été écrit sur le coup de la douleur et avec la haine que l'on ressent contre le monde entier lorsque quelqu'un nous quitte...
Franz : Tu te ranges de leur côté ?
Ida : Je ne me range du côté de personne ! Je me rends juste compte que tout ceci n'a pas lieu d'être. Nos arrières grands-parents ont fait des erreurs, soit, mais ce n'est pas une raison pour perpétuer leurs idioties ! Ils n'auraient certainement pas voulu tout ça !
Clara : Mais le fait est que nous avons signé un pacte ! Et dans ce pacte il était clairement stipulé que nous devions consacrer nos vies à détruire les Schneider !
Franz : Ce que nous ferons. * se tournant vers Moïra * Et que les opposants meurent.
Moïra fulminait. Elle porta la fiole à ses lèvres...
Fabi : NON ! MOÏRA !
La jeune fille vacilla, et se retrouva à terre. Fabi s'agenouilla près d'elle, et mit sa tête sur ses genoux.
Fabi : Non Moïra ne me laisse pas...
Moïra : J'espère que ma mort aura servi à quelque chose...
Fabi : Tu ne vas pas mourir ! Tu entends ? Je te l'interdis !
Moïra : J'ai pris du cyanure... C'est mortel... Il n'y a aucun remède...
Fabi : Tu n'avais pas à te sacrifier mon ange... Je t'en prie, résiste ! Qu'est-ce que je vais devenir sans toi ?
Moïra : Tu vivras... Tu rencontreras d'autres filles... Plus belles...Beaucoup mieux que moi...
Fabi : Non je ne vivrai pas ! Je ne pourrai pas être heureux sans toi... Sans t'embrasser, sans te serrer dans mes bras...
Moïra : Tu dois vivre heureux Fabi... Pour moi... Promets-moi d'aimer à nouveau et encore plus fort... Promets-le moi...
Fabi : Non...
Moïra : S'il te plaît...
Fabi : Je... Je te le promets.
Moïra : Je t'aime... Je veillerai sur toi de là-haut...
Fabi, lui caressant les cheveux : Je t'aime...
Moïra sourit, puis ses yeux se fermèrent. Quelle scène déchirante. Tout le monde avait regardé. J'étais en larmes, Jo avait l'air très triste aussi. Je me lovai dans ses bras, la tête contre son torse, et il me serra fort...
POV Fabi :
======Moïra... Mon premier amour, la personne pour laquelle je me serais jeté sous un train, était morte. Morte. Elle avait rejoint le lieu dont elle venait : le paradis. Ils devaient être bien contents là-haut d'avoir récupérer leur plus bel ange. Un ange de moins sur Terre... Mon c½ur était en morceaux. Pourquoi me l'avait-on arrachée ? Pourquoi s'était-elle sacrifiée ? Elle était morte pour nous, pour moi... Comment voulait-elle que je vive heureux tout en sachant ça ? Non je ne le pourrais jamais... Mais j'avais fait une promesse.
Moi : Je ne t'oublierai jamais mon ange... Et je vivrai heureux. J'en fait le serment.
Comme pour sceller cette promesse, je déposai un baiser sur ses lèvres déjà froides, puis je me relevai.
Moi : Alors, contents ? Par votre faute une des vôtres est morte !
Jan, le regard vide, s'agenouilla près du corps inerte de sa fille.
Jan : Pardonne-moi ma chérie... Pardonne-moi...
Hanna se tourna vers nous.
Hanna : Partez. Partez loin de Berlin, et qu'on ne vous revoit plus jamais.
Ida : Et dites aux autres de partir aussi...
POV Melody :
======Liberté... Ce mot résonnait dans ma tête. J'allais enfin être libre de nouveau. Mais le prix de la liberté avait été élevé. Moïra était morte. Fabi la prit dans ses bras Il voulait lui-même se charger de l'enterrement. Jan n'objecta pas. Il devait savoir que c'était ce que sa fille aurait voulu. Nous montâmes dans la voiture de Jo, et nous dirigeâmes vers leur hôtel.



