Chapitre Neuf :

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Chapitre Neuf Chapitre Neuf Chapitre Neuf
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POV Melody :




======Voilà. C'est mon deuxième jour à l'hosto. Je vais sortir aujourd'hui, dans deux heures, à 14h. J'avais hâte de quitter ce lit, cette chambre, cet endroit. Mais pour aller où... Après ce que j'avais dit à Jo, après la façon dont j'avais viré Mäx et Fabi, voudraient-ils encore de moi ? Bien sûr, je savais que j'avais de la famille maintenant. Je connaissais mon frère. Mais je ne savais pas où il habitait...

XXXX : Shalut rand' s½ur.

Fabi était entré dans la chambre, craintif. Il devait avoir peur que je le vire encore XD.

Moi : Coucou mon choupinet =)
Fabi : T'es plus en pétard ?
Moi : Non non. Je suis désolée de vous avoir virés comme ça, Mäx et toi. J'étais énervée, et...
Fabi : C'est pas grave Melow. On avait compris ^^. Mäx est allé un peu loin aussi. Il s'en veut.
Moi : Y faut pas, il avait raison sur toute la ligne.
Fabi : Pour une fois :p
Moi : XD. Au fait, comment va Jo ?
Fabi : Bah il tire une de ces gueules... Il va pas bien. Il mange peu (j'allais pas dire pas, quand même ! :p), et il dort plus. Il reste enfermé dans sa chambre, dans le noir, et il compose des chansons tellement tristes...
Moi :... C'est de ma faute ?
Fabi : Bah un peu ouais ! Mais c'est de la sienne aussi... Vous êtes tous les deux fautifs !
Moi : Ouais... Je m'en veux...
XXXXX : Mais pas moi.

Jo était entré. C'est une manie de pas frapper à la porte avant d'entrer dans cte famille ! !

Fabi : Quoi ?
Jo : Je m'en veux pas pour hier et avant-hier. J'ai enfin pu être celui que je suis vraiment. Et y'a que la vérité qui blesse...
Moi : Comment peux-tu dire ça ? Comment peux-tu te comporter comme ça ?
Jo : Je suis comme ça ! Pourquoi devrais-je me comporter avec toi d'une autre manière ? Parce qut tu es une pauvre amnésique même pas fichue de se défendre, qui a failli se faire violer – on se demande comment ces pauvres gars ont pu le vouloir --
Moi, au bord des larmes : Je te reconnais pas Jo...
Jo : Pourtant c'est bien moi ! Qu'est-ce que tu es naïve ma pauvre Melody. Pourquoi crois-tu que j'ai été si gentil avec toi ? Pour qu'on joue aux cartes tous les soirs ?

Non... Il ne pouvait pas être ce genre de mecs ! Lui qui était si doux, si attentionné, si drôle, si protecteur... Il avait voulu me mettre dans son pieux ce con, et c'est tout !

Moi : Jme casse.
Jo : Ne reviens jamais surtout !
Fabi : JO !
Jo : Ta gueule toi !
Fabi : T'en vas pas rand' s½ur :'(
Moi : Adieu mon choupinet...
Jo : Je plains le pauvre con qui tombera amoureux de toi... Si ça t'arrives un jour.

Je ne ripostai pas. Il voulait me faire mal et me faire craquer, il avait réussi ! Je me retournai vers lui et le regardai, les yeux pleins de larmes. J'adressai un minuscule sourire à Fabi, puis quittai cette maudite chambre, l'hôpital, et surtout, Jo...


POV Jo :



Fabi : Putain mais qu'est-ce qu'il ta pris Jo ! ! ! !
Moi : Quoi ?
Fabi : Tu viens de lui briser le c½ur alors qu'elle était prête s'excuser, voire plus !
Moi : Je m'en fous.
Fabi : Oui, bien sûr, et tu crois que je vais te croire ?
Moi : Ne me rends pas la tâche plus difficile Fabi !
Fabi : Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
Moi : ça te regarde pas.
Fabi : Si ça me regarde ! Melody est comme une s½ur pour moi ! Et à cause de toi je l'ai perdue, et Dieu seul sait ce qu'il pourrait lui arriver ! Elle ne reviendra pas à la maison de sitôt ! En attendant, où va-t-elle aller ?
Moi : C'est pas mon problème.
Fabi : Oh que si mon vieux ! C'est le tien ! Parce que s'il arrive quelque chose à Melo, ce sera de ta faute, je t'en voudrai toute ma vie, et toi, tu ne te le pardonnera jamais ! !

Il avait raison... Je voulais lui dire la vérité, mais je ne devais pas. Sinon, tout ce que j'avais fait ne servirait à rien du tout. Je n'adressai pas la parole à mon frère, et sortit de la pièce. Il me suivit, toujours en rogne, sans mot dire, mais son regard en disait long. Nous montâmes dans la voiture, et je nous conduisis vers l'appart.


POV Mäx :

Moi : Mais que s'est-il passé à la fin !

Fabi et Jo étaient rentrés depuis quelques heures. Sans Melody, alors qu'elle était sensée sortir de l'hôpital aujourd'hui. Il était 20h, et nous étions à table. Fabi jetait des regards noirs à Jo qui les évitait soigneusement. Il n'avaient rien dit depuis qu'ils étaient rentrés. Et ça commençait à me casser sérieusement les c*******.

Fabi : Demande à Jo !
Moi : Jo qu'est-ce qui s'est passé ?
Jo : Veux pas en parler.
Fabi : Si, il le veut ! Jo, dis donc à Mäx pourquoi Melody n'est pas rentrée ce soir ?
Jo, en se levant brutalement : J'AI DIT QUE JE VOULAIS PAS EN PARLER !
Moi : Hey zen Jo !
Jo : NON PAS ZEN ! Y'EN A MARRE FABI LACHE MOI LA GRAPPE !
Fabi : Y'en a marre ? Nan mais attends Melody est je ne sais où dans la nature et tu t'en fous royalement alors que c'est de ta faute !
Jo : ARRETE ! TU NE CONNAIS PAS LA RAISON... !
Moi : Alors explique-nous !
Jo : Je peux pas...
Fabi : Et beh reste dans ta merde ! Moi je me casse !
Moi : Attends tu vas où ?
Fabi : Je rentre à Dillingen.
Jo : C'est ça, rentre chez maman ! Pov' crétin !
Fabi : Abruti !
Jo : Connard !
Fabi : BRISEUR DE C¼UR !

Jo ne répondit rien. Il quitta la cuisine, très remonté :s. Je demandai à Fabi ce qui s'était passé, et il me raconta tout. Jo devait avoir une bonne raison pour faire ce qu'il avait fait... J'essayai de dissuader Fabi de partir, mais rien n'y fit. Il partit pour Dillingen en taxi. Quant à moi, j'allai dans la chambre de Jo. Je le au synthé, en train de jouer et de chanter :



Only a fool believes
Seul un idiot croit
It's better to have loved and lost
Qu'il vaut mieux avoir aimé et perdu
Than never to have loved at all
Plutôt que de n'avoir jamais aimé du tout
So I don't wanna take that fall
Donc je ne veux pas prendre...
It's a long long long way down
C'est un long long long chemin bas ?

I'm hurt
Je suis blessé
Love struck me down again
L'amour m'a encore frappé
Enticed me in and pulled the pin
M'a attiré et tirer une quille ?? (je capte pas là ><)
Blew my tender heart sky high
Soufflé mon tendre coeur haut ciel (OMG I don't understand --')
Now in my pain I'm asking why
Maintenant dans ma peine je me demande "pourquoi"
As I'm crying
Comme je pleure
Should I give it my last try
Devrais-je donné mon dernier essai
Or say goodbye
Ou dire aurevoir

Love is a killer
L'amour est un tueur
A homicidal fiend
Un monstre meurtrier
Love is a killer
L'amour est un tueur
It'll be the death of me
Ce sera ma mort
I got a target on my back
J'ai une cible dans le dos
For a cupid dressed in black
Pour une cupide habillée en noir
Love is a killer
L'amour est un tueur
It's killing me
Il est en train de me tuer


Love so sweetly backoning
L'amour, si doux ____
I've seen your face
J'ai vu ton visage
Called your name
Appelé ton nom
I tasted the tears you cried
J'ai goûté les larmes que tu as pleurées
Lived in shadows in my mind
Vécu dans les ombres dans mes pensées

Frozen here in time
Gelé ici en dans le temps
Don't leave me here to die
Ne me laisse pas ici pour mourir

Love is a killer
A homicidal fiend
Love is a killer
It'll be the death of me
I've got a target on my back
For a cupid dressed in black
Love is a killer
It's killing me

You fascinate and yet frustrate
Tu fascines et cependant frustre
Demand so much of me,yeah
Demandes tant de moi
I've had enough
J'en ai assez
It's tearing me up inside
ça me déchire de l'intérieur
Cross my heart hope to survive
Barre mon coeur j'espère survivre
You got a smoking gun
Tu as un ___ pistolet
Well don't shoot me love
Bien ne me tire pas dessus amour

No,you're a killer
A homicidal fiend
Love is a killer
It'll be the death of me
I've got a target on my back
For a cupid dressed in black
Love is a killer
Love is a killer




Tout en jouant et en chantant, il avait les larmes aux yeux. C'était comme un cri du c½ur. Il devait avoir tellement mal... C'était vraiment déchirant. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Il se retourna, et me vit.

Jo : Je l'aime... :'(
Moi : Alors où est le problème ?
Jo : Je ne peux pas l'aimer ! Elle s'appelle Melody Schneider !
Moi : Schneider ? C'est pas vrai !
Jo : Si... Rick est venu me voir hier soir. Il m'a dit que si je restais près de Melody, elle mourrait, car ma famille avait eu vent de mon attirance pour elle. Jessie était leur indic.
Moi : Scheisse !
Jo : Alors, cet aprem, je suis allé voir Melody... Et je lui ai dit que je la haïssais, que je ne voulais plus jamais la revoir, que je n'avais été gentil avec elle que pour... pour... Oh mais quel con j'ai été ! Comment est-ce que j'ai pu lui dire ça à elle ?
Moi : Je comprends mieux maintenant... Tu as fait ça pour son bien !
Jo : Oui, et tu peux pas savoir combien ça a été difficile pour moi de lui dire tout ça !
Moi : Il faut que tu la retrouve Jo. La connaissant, elle va faire une connerie. N'oublie pas qu'elle se mutilait !
Jo : Merde j'y pensais plus ! Et je sais pas où elle est à l'heure qu'il est !
Moi : Bon, je vais appeler la police et toi les hôpitaux ! Comme ça on saura s'il lui est arrivé quelque chose ou pas !
XXXXX : Pas la peine.

Fabi ! Il était là, juste derrière moi.

Moi : T'es pas parti toi ?
Fabi : Non, j'ai dit au chauffeur de s'arrêter et de me rembourser. Il s'est arrêté, mais il m'a pas rendu mon fric ce con !
Moi : XD
Jo : Chui désolé pti frère...
Fabi : Pas grave. J'ai entendu ce que t'a dit à Mäx. T'as fait ça pour qu'elle vive. Tu lui as sauvé la vie d'un côté. Mais peut-être plus pour longtemps...
Jo & Moi : QUOI ? ?
Fabi : Venez voir les infos dans le salon.

Nous allâmes donc dans le salon, et vîmes un flash spécial.

Présentatrice : En direct du pont de zzzzzzzzz (pas trouvé, dsl :p), 21h13. Une jeune fille est prête à sauter dans le vide. Je rappelle à nos téléspectateurs qu'il y a une autoroute sous ce pont ! Si elle saute, il n'y a aucun espoir qu'elle s'en sorte vivante ! Notre indicateur nous a dit que cette jeune fille se nommait Melody Schneider, ex petite amie du fils du producteur des Killerpilze, Rick Stäbler. Elle aurait séjourné quelques jours chez les Killerpilze, Johannes et Fabi Halbig, et Mäx Schlichter. Comme vous le savez, les Schneider et les Halbig sont deux familles ennemies depuis une soixantaine d'années. Melody serait apparemment amnésique, ce qui explique le fait qu'elle ait cohabité avec des Halbig. Est-elle prête à se suicider car elle a recouvert la mémoire, ou parce qu'elle a découvert qu'elle était une Schneider et que son idylle avec le chanteur des Killerpilze serait impossible ? Car oui, désolée chères téléspectatrices, Melody et Johannes seraient ensemble, ou du moins pas loin de l'être selon nos sources.

Jo : Oh non ! C'est pas possible ! Mais qui a tout balancé ! Cette histoire va rester dans les mémoires pour un bail ! Melody ne mérite pas ça...
Fabi : Et elle ne mérite pas de mourir non plus !
Moi : Bon, qu'est-ce qu'on attend, qu'elle saute ?
Jo : T'as raison, on y va !


POV Melody :


====== Il neigeait, j'avais froid. Bientôt, toutes ces sensations ne m'embêteraient plus. J'avais hâte de savoir ce qui m'attendait... Si le paradis et l'enfer existaient, si on pèse notre c½ur comme dans la mythologie égyptienne, si on traverser le Styx pour rejoindre Hadès... Oui, j'avais hâte d'en finir. Je sentais le regard des autres derrière moi. Au-dessus de ma tête, un hélicoptère voletait, je pouvais voir une caméra me filmer. Je devenais célèbre... Pour une triste chose. J'entendais la journaliste qui déballait ma vie, qui parlait de mon idylle avec Jo... Quelle idylle ? Il n'y avait jamais rien eu entre nous. A mon plus grand regret. Je venais à peine de retrouver la mémoire, que j'allais tout oublier. Quelle ironie ! J'allais sauter, quand j'entendis qu'on m'appelait :

XXXX : Melody !

Je me retournai. Jo... Il courait vers moi.

Jo : Je t'en prie, ne saute pas. (spring nicht XD)
Moi : Pourquoi ça ? ça t'emmerde de pas avoir réussi à m'avoir, comme toutes les filles ?
Jo : Non ma puce, c'est pas ça !
Moi : Pourquoi alors ? Tu m'as clairement dit de partir, c'est ce que je suis sur le point de faire !
Jo : Pense à tous les gens qui t'aiment ! Ne sois pas égoïste !
Moi : C'est moi qui suis égoïste ?
Jo : OK, j'ai mes torts dans l'histoire, mais est-ce une raison pour t'ôter la vie ?
Fabi, qui s'était approché : Réfléchis 'rand s½ur, je t'aime moi !
Mäx, ////////////////////// : Moi aussi.

Et tous les gens présents commencèrent à s'avancer, et à imiter Jo et Fabi. Ils disaient qu'ils m'aimaient... Parmi eux, je reconnus mon frère, Mark, et ma mère. Ils avaient tous les deux les larmes aux yeux.

Moi en pleurant : ça ne change rien. Merci à tous, mais votre amour ne suffira pas à me garder en vie. Je t'aime Jo. Oui, je t'aime, je t'aime, je t'aime ! Je ne veux pas et je ne peux pas vivre sans toi. C'est impossible ! Je préfère autant mourir ce soir et n'avoir vécu que dix-huit années, plutôt que de vivre toute une vie sans toi à mes côtés.

Sur ce, je lâchai la barre.

Jo : NON ! !

Il m'attrappa le bras, et me regarda, les yeux pleins de larmes qui ne voulaient pas couler.

Jo : Si tu sautes je saute pas vrai ?

La réplique de mon film préféré, Titanic. Il connaissait tout de moi, il me connaissait par c½ur. Il lisait en moi comme dans un livre ouvert. Oui, il me connaissait mieux que je me connaissais moi-même... Je renonçai à l'idée de vouloir mourir, et me laissai faire. Il me remonta, et je tombai dans ses bras.

Jo, me caressant les cheveux : Je t'aime ma puce... Si tu savais comme je t'aime ! Je ne te l'ai jamais dit, mais ce n'est pas l'envie qui manquait !
Moi : =). Je t'aime Jo. Pardonne-moi.
Jo : C'est à toi de me pardonner. Si je t'ai dit toutes ces horreurs, c'était pour ton bien, pour ne pas qu'un des miens te fasse du mal...Moi : Je pense qu'au fond de moi je le savais. Tu m'auras sauvé la vie tant de fois...
Jo : C'est toi qui a sauvé la mienne.
Moi : Ah oui ? Mais comment ?
Jo : En me rapprenant à aimer et en m'aimant. ( ro cey bow :'()

Nous nous embrassâmes. Ce fût notre premier baiser. Rien ne saurait décrire cet instant merveilleux, magique, durant lequel tout ce qui était autour de moi disparaissait, les gens, les lumières, les flashes, les caméras. Plus rien n'existait, si ce n'est nous deux. Quand le baiser prit enfin fin, tous les gens applaudirent. Nous sourîmes. Ce fut, malgré tout ce qui était arrivé, la plus belle soirée de ma vie
....



Fin du Chapitre Neuf
Fin du Chapitre Neuf
Fin du Chapitre Neuf



Oulalala riche en émotion =')
Pour ce qui est de la traduction de la chanson, elle est by me, parce que je lai pas trouvée sur internet. Donc j'ai pas réussit à tout traduire, et j'ai fait pas mal de mot à mot :s
Faut pas m'en demander trop, j'ai que 15 ans --'
Allez, bisous (L)


80 COMZ =)




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# Posté le vendredi 22 février 2008 13:01

Modifié le mercredi 23 avril 2008 17:28

Chapitre DixLe sacrifice de Melody

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Chapitre Dix Chapitre Dix Chapitre Dix
Chapitre Dix Chapitre Dix Chapitre Dix
Chapitre Dix Chapitre Dix Chapitre Dix
Chapitre Dix Chapitre Dix Chapitre Dix
Chapitre Dix Chapitre Dix Chapitre Dix




POV Jo :

======Le 24 Décembre... La veille de Noël. Je n'oublierai jamais cette date. Pas parce que c'est la veille de Noël, non. Parce que c'est le jour où Melody et moi nous sommes enfin avoué notre amour. C'était hier. Avec tout ça, nous n'avions pas fêter Noël XD. Nous allions nous rattraper aujourd'hui... Nous étions en route pour Dillingen. Il était 6h, nous avions décidé d'un commun accord de partir tôt pour profiter de la journée avec notre mère. Mäx conduisait, Fabi était à côté de lui, il écoutait son I-pod. Et moi, j'étais sur la banquette arrière, avec la tête de Melody sur mon épaule. Nous avions une couverture sur nous. Je lui tenais la main, et la caressais. C'était par cette même main que je l'avais ratrappée quelques heures auparavant alors qu'elle sautait du pont. Comme j'avais eu peur... Qu'aurait été la vie sans elle ? Qu'aurais-je été sans elle ? Rien. Seulement l'ombre de moi-même. Je n'aurai plus jamais rit, plus jamais aimé. Je sais que tout cela peut paraître exagéré, je n'avais que dix-huit ans et la vie devant moi, mais pense-t-on a toutes ces choses quand on est si jeune ? Non. Je vivais un réel conte de fée. Un rêve éveillé. Et je ne voulais pas me réveiller, de peur d'affronter la réalité.
======Nous arrivâmes à Dillingen. Mäx gara la voiture dans l'allée. Je pris la clef et ouvrit la porte. Nous entrâmes. Ma mère vint à notre rencontre, et prit bien soin de nous embrasser, Fabi et moi.

Môman =D : Bonjour mes petits chériiiiis ! !
Fabi : Maman, frêne tes ardeurs stopley -_-
Maman : Sur un autre ton Fabian !
Fabi : T_T
Moi, désignant Melody : Maman, tu te souviens de Melody ?
Maman : Mais oui, bien sûr ! Alors comment vas-tu ?
Melody : ça va beaucoup mieux, merci. Je tenais vraiment à vous remercier pour ce que vous avez fait.
Maman : C'est normal, de un je suis médecin et j'ai fait le serment d'Hippocrate, de deux je n'aurais jamais pu laisser mon fils dans l'état dans lequel il était !
Melody : Quel état ?
Moi : Maman...
Maman : Et bien il semblait si paniqué ! Il m'a d'ailleurs fait une de ces peurs !
Melody, me regardant : Ah oui... Paniqué ? n_n
Moi : Oh c'est bon hein –'
Mäx : Sinon, vous avez passé un bon réveillon Conny ?
Maman : Oui, malgré le fait que j'ai failli avoir une crise cardiaque hier soir.
Fabi : Pourquoi ? O_o
Maman : Dois-je vous rappeler que l'épisode du pont est passé aux infos ?
Moi : Et m****
Maman : Je t'en prie Johannes ! J'ai vraiment eu peur !
Melody : Je suis désolée tout est de ma faute...
Moi : Ne t'excuse pas Melody...
Maman : Oh si elle le peut ! Après tout tu as failli y passé toi aussi !

Melody baissa les yeux. Maman... Comment pouvait-elle déblatérer toutes ces horreurs ? Elle était si froide avec Melody. Elle ne se comportait jamais comme ça d'habitude...

Maman : Bon, ce n'est pas tout, mais il fait froid dehors ! Allez, rentrons.

Nous entrâmes dans la maison. Que ça faisait du bien de revoir le cocon familial... Tant de souvenirs étaient prisonniers de ces murs. J'avais passé toute mon enfance ici. Mes premiers pas, mes premiers mots, c'est ici qu'on eu lieu tout ces évènements importants dans ma petite vie. Nous étions dans le salon. Le feu crépitait dans la cheminée, les flammes dansaient allègrement. J'aimais regardé le feu. C'est ce que je faisais avec mon père... Nous passions des heures devant l'âtre, à observé les diverses formes crées par les flammes. Comme certains voient des formes dans les nuages, nous nous en voyions dans le feu. Papa... Comme il me manquait. Comme il me manque. Je détournai la tête de la cheminée, et déposai mon regard sur le vieux canapé carmin. Vieux, certes. Abimé, aussi. Mais bon à jeter, jamais ! C'est sur ce canapé que je m'allongeais pour regarder la télé quand j'étais tout petit. Je n'arrivais pas à la regarder assis. Il fallait que je sois couché. Ne me demandez pas pourquoi... Fabi regardait tristement le grand sapin lumineux. Orné de boules de toutes les couleurs, il était vraiment magnifique. Une guirlande serpentait entre les branches, et clignotait. Par contre, la traditionnelle étoile qui devait se trouver au sommet du sapin n'y était pas. Avant, c'était mon père qui la plaçait. Toujours. Depuis qu'il est mort, l'étoile n'a jamais repris sa place. Mäx et ma mère s'assirent sur le canapé carmin, et commencèrent à discuter. Ils se sont toujours bien entendu. Ma mère me disait souvent qu'elle aurait voulu avoir un autre fils, et comme lui. Je profitai de leur discussion pour prendre la main de Melody qui était à côté de moi et observait la pièce. Je l'entraînai à l'étage, dans ma chambre.


POV Melody :


======J'étais dans la chambre de Jo. Elle n'était pas totalement comme je l'avais imaginée. Les murs n'étaient pas remplis de poster de rockstars. Non. On pouvait voir le joli papier peint bleu pâle et la frise aux motifs bleu roi. Quelques cadres avaient leur place dans cette mer de bleu. Ils contenaient de belles photos... Une attira particulièrement mon attention : Jo était avec une fille. Je ne l'avais jamais vue. Elle était très belle. Elle avait les cheveux blonds vénitien, coupés au carré, et une frange effilée. Ses beaux yeux en amande étaient vert émeraude, sa bouche était fine et bien dessinée. Ce sourire... Angélique. Jo se tenait à côté d'elle, il la tenait par la taille. Il avait l'air si heureux. Ses beaux yeux de velours pétillaient, et étaient tournés vers la belle inconnue. Qui était cette fille ? En tout cas, Jo la regardait... amoureusement. J'étais jalouse d'une photo !

Moi : Jo, qui est cette fille ?
Jo : Heu... Personne.
Moi : Voyons Jo, tu peux me le dire !
Jo : C'est Célia.
Moi : Célia ? Oh, célia... La fille qui... enfin...
Jo : Qui m'a brisé le c½ur. Oui c'est elle.
Moi : Mais pourquoi conserves-tu cette photo alors ?
Jo : Je suis désolé... Je n'arrive pas à m'en débarasser. Elle est une page de ma vie à elle seule, et ne n'arrive pas à la jeter.
Moi : Ne t'en fais pas, je connais ! Avec Jeremy aussi ça a été dur. Et je m'en veux toujours d'ailleurs...
Jo : Nous arriverons à oublier tout ça. On s'est bien trouvés quand même ^^
Moi : Oh que oui. Nous avons tous les deux eu le c½ur brisé au moins une fois.

Jo acquiesça, et attrapa le cadre. Il sortit la photo, la regarda longuement, et la déchira.

Moi : Mais je croyais...
Jo : ça ne sert à rien de toujours regardé en arrière. Il faut avancer, vivre au jour le jour. Célia est mon passé. Mais toi, tu es mon présent, et mon futur.

Comme c'était beau... Je retenais les larmes. Je ne pouvais être plus heureuse. J'avais trouvé celui que, inconsciemment, je cherchais depuis toujours. L'homme qui me comprendrait, l'homme qui m'aimerait. Il était là, devant moi.

Moi : Je me sens coupable maintenant... Tu te défais de Célia, et moi, je n'arrive même pas à oublier Jeremy !
Jo : Tu y arriveras avec le temps ma puce, ne t'en fais pas.

Il me prit dans ses bras. J'aurais pu passé le reste de ma vie ainsi, lovée dans ses bras musclés et protecteurs. J'étais si bien...

======Tout à coup, la porte s'ouvrit à la volée. Fabi entra, dans tout ses états.

Fabi, essoufflé : Ils... sont... là !
Jo : Qui est là ?
Fabi : Le... reste... Le reste de la famille !
Jo : Oh non c'est pas vrai...
Moi : Ils doivent être au courant pour ce qui c'est passé hier.
Jo : Bon, Melody, toi, tu restes ici. Ne descends surtout pas.
Moi : Mais Jo...
Jo : Je t'en prie, fais ce que je te dis ! Si jamais tu descends avec eux, Dieu sait ce qu'il pourrait t'arriver ! Tu sais mieux que quiconque que la haine pousse les gens à faire n'importe quoi ! Je ne veux pas te perdre ma puce.
Moi : Moi non plus, mais on est tous les deux maintenant. On reste ensemble, quoi qu'il arrive. Laisse-moi venir !

Jo sourit tristement.

Jo : D'accord. Mais reste bien près de moi.
Fabi : Allez, on y va !


POV Jo :


======Nous descendîmes au salon. Mes tantes, mes oncles, mes cousins, ils étaient presque tous là. Je serrai la main de Melody. Elle comprit, et se plaça derrière moi.

Tante Hanna : Jo ! Enfin te voilà !
Jan (prononcer Yan) : Tu nous dois des explications ! Comment peux-tu être avec une traînée de Schneider !
Moi : Je vous interdis de la traiter de cette manière !
Tante Clara : Tu n'es pas en mesure de nous demander quoique ce soit Johannes ! As-tu oublier ce que son arrière grand-mère a fait à ton arrière grand-père ?
Moi : Mais enfin ! Vous vous êtes vus ? Vous vous comportez comme des gamins ! ça fait plus de soixante ans ! Et il faut avouer que nous ne sommes pas très propres non plus dans cette affaire ! Qui a dénoncé l'arrière grand-père de Melody ? Le notre !
Oncle Franz : Mais il ne l'a pas tué !
Conny (maman) : Johannes a raison ! Cette querelle est totalement ridicule !
Cousine Ida : Auriez-vous oublié ce qui est arrivé à Georg ?
Conny : Je t'interdis de parler de mon mari Ida !
Tante Hanna : Il le faut pourtant. Il était fermement opposé à cette « stupide guerre » comme vous dites, et voyez où il en est arrivé ! Continuez de nous contredire, et vous subirez le même sort !
Moi : Pourquoi êtes-vous venus précisément ?
Oncle Franz : Pour conclure un marché. Vous nous donner Melody, et nous vous laissons la vie sauve, malgré votre entêtement.
Moi : Jamais ! Tuez-moi plutôt !
Tante Clara : Oh mais non Johannes, ce serait trop facile. Nous tuerons ton frère, ta mère, puis ton meilleur ami. Et nous te laisserons en vie, de sorte à ce que tu t'en veuilles toute ta vie !
Moi : Comment pouvez-vous être aussi cruels ? A quoi cela vous servirez-t-il de tuer Melody ! ça ne fera pas revenir les membres de notre famille qui sont morts ! Trop de sang a déjà été versé !
Jan : Mais qui te dit que nous tuerons ta chère petite Melody ?
Moi : Que lui feriez-vous sinon ça !
Conny : Je ne m'inquiète pas pour ça, quand on est aussi tordus qu'eux, on trouve toujours !


Je ne pouvais pas leur donner Melody. Premièrement, ce n'était pas un objet ! C'était un être humain ! Et deuxièmement, je l'aimais. Comment pourrais-je vivre sans elle, en la sachant ailleurs en train de souffrir le martyre !

Melody : J'accepte.

Elle s'était avancée et m'avait lâché la main. Elle se tenait bien droite, on pouvait lire dans son regard limpide une détermination à toute épreuve.

Moi : Melody non !
Melody : Je ne suis qu'une erreur dans ta vie Jo. Une terrible et stupide erreur de parcours. Tu es beau, jeune et célèbre. Tu as ton groupe de rock, tu vis de ta passion, tu as des gens qui t'aiment et pleins de fans. Je ne peux pas me permettre d'être l'ombre au tableau.
Moi, lui prenant les mains : Comment peux-tu dire tout ça ? Tu n'es pas sérieuse ! Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée Melody. Tu es celle qui m'a fait revivre, qui m'a fait comprendre combien la vie était précieuse. Je t'aime...
Melody, pleurant à présent : Je t'aime aussi Jo... Si tu savais à quel point ! Et c'est pour cela que je fais le choix de te quitter. Ainsi, je sauve la vie de ta famille. Si je ne viens pas avec eux, ils les tueront. Et je ne me le pardonnerai jamais. J'ai déjà la mort de Jeremy sur la conscience, ça me suffit !

Elle se défit de mon emprise, et déposa ses lèvres sur les miennes.

Melody : je t'aime...

Elle alla voir Fabi, lui fit un bisou sur la joue. Elle dit de même pour Mäx. Enfin, elle se tourna vers ma mère :

Melody : Nous sommes quittes maintenant.
Conny : Je suis désolée Melody... D'avoir été aussi froide. Mais je t'en voulais d'être avec mon fils. Je me faisais du soucis pour vous deux. Je savais que cette réunion de famille aurait lieu un jour, et je ne voulais pas que vous souffriez...
Melody : Ne vous en voulez pas. Vous avez agi en tant que mère, c'est tout naturel.
Conny : Merci. Merci d'avoir ouvert les yeux de mon fils, merci de vous sacrifier ainsi pour jous.

Melody esquissa un sourire, puis se tourna vers les autres membres de la famille.

Melody : Laissez-les tranquilles et prenez-moi. Faites de moi ce que vous voulez, mais laissez-les.
Tante Hanna : Je ne sais pas si ce que tu viens de faire est un acte de courage ou d'idiotie. Enfin ! Franz, ligote-la, on ne sait jamais.


Mon oncle obéit. Le visage de Melody resta impassible. Puis, il sortirent tous. Je les suivis. Avant de monter dans la voiture, Melody m'adressa un dernier regard. Encore aujourd'hui, je ne saurais dire quelle était la chose qu'elle voulait me faire comprendre ne me regardant. Voulait-elle me dire de ne pas m'en faire, ou au contraire me suppliait-elle de l'aider ? Je ne le saurai sûrement jamais. Tout ce que je sais, c'est que ces grands yeux limpides qui me fixaient appartenaient à celle que j'aimais, celle pour qui je vivais, celle pour qui je mourrais. Jamais je ne l'oublierai. Jamais.




Fin du Chapitre Dix
Fin du Chapitre Dix
Fin du Chapitre Dix




Je commence mon blabla ^^. J'en reviens pas... J'ai commencé à publier ma fic le 14 Février, et là, j'ai déjà plus de 1000 comz !!!!!! =D Mille mercis pour votre soutien et vos comz ! ça me fait tellement plaisir... C'est un réel bonheur de voir que ma fic plaît autant !! Donc Merci, merci, merci, et encore merci ! Je ne m'attendais pas à un tel succès... Certaines d'entre vous m'ont dit qu'elles avaient pleuré en lisant le chapitre précédent. Ca m'a touché ='). Et je n'ai vraiment pas envie de vous décevoir. Voici poruquoi je suis heureuse de vous annoncer que cette fic n'est pas prête de s'arrêter n_n. En effet, j'en suis déjà au chapitre 13. Mais le problème de la clef USB demeure :/. Je ne peux donc plus publier de chap. Le chap' 10 était le dernier "en stock" sur cet ordi. Normalement, je devrais avoir une nouvelle clef en début de semaine prochaine. Voici pourquoi je ne vous demande pas un certain nombre de comz cette fois. Mais je vais faire un deal :p

==> plus de 100 comz ici = 2 chap' publiés en même temps la prochaine fois !

Voilou. Encore une fois merci à toutes. Je vous ai déjà dit à quel point je vous aimais ? =D

Gros bisous,
(oui c'est mon nom =D contente aurore ? ^^)

# Posté le samedi 23 février 2008 15:56

Modifié le mercredi 23 avril 2008 17:29

Chapitre Onze Quand le passé refait surface...

 Chapitre Onze  Quand le passé refait surface...
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Chapitre Onze Chapitre Onze Chapitre Onze
Chapitre Onze Chapitre Onze Chapitre Onze
Chapitre Onze Chapitre Onze Chapitre Onze
Chapitre Onze Chapitre Onze Chapitre Onze
Chapitre Onze Chapitre Onze Chapitre Onze



POV Melody :



======J'étais assise dans l'une des trois voitures qui avaient amené les Halbig chez Jo. Jo... Cela faisait à peine une heure que nous roulions, mais il me manquait déjà. Son regard brun, son parfum, ses bras, son sourire, sa voix... Tout me manquait terriblement Ça faisait si mal... En le quittant, une partie de moi était restée avec lui. Mon c½ur était fermé à double-tour, ma mémoire aussi. Aucun souvenir ne devait s'en échapper. Car il ne me restait plus que les souvenirs désormais. . Pourquoi le destin s'acharnait-il sur nous deux ? Pourquoi n'avions-nous pas le droit d'être heureux ? A peine nous étions-nous mis ensemble qu'on nous séparait. Pourquoi la vie punie-t-elle les gens qui s'aiment ?

======Deux heures plus tard, la voiture s'arrêta. Où étais-je ? On me fit descendre. Jan me tenait fermement par le bras. Nous étions dans la campagne. Il neigeait. J'avais froid. Pas une maison à l'horizon. Juste une grande bâtisse austère, cachée à moitié par un mur de béton gris.


Jan, à mon intention : Enlève tes chaussures.

Je le regardai, surprise par cette requête.

Moi : Pardon ?
Jan : Tu as très bien compris. Enlève tes chaussures.

Je ne protestai pas. J'avais compris qu'il ne servirait à rien de discuter avec lui. Il voulait me faire souffrir, aussi bien moralement que physiquement. J'enlevai donc mes chaussures, et me retrouvai pieds-nus dans la neige. Le froid intense me brûlait. Je retins le rictus qui voulait se dessiner sur mon visage. Ne pas leur montrer un seul signe de faiblesse. Je devais être forte. Pour Jo.

======J'avançai donc pieds nus. Nous franchîmes l'imposante entrée, puis la porte du bâtiment. Nous étions à présent dans un immense hall. Un hall affreusement triste et effrayant. Il n'y avait pas beaucoup de fenêtres, et les quelques rares présentes étaient barrées. Une prison... Voici à quoi me faisait penser cet horrible endroit. Ida me conduisit dans « mes appartements ». Nus montâmes quatre étages avant d'y arriver. Nous étions dans un long couloir sombre, vieux, délabré. Au bout de ce long couloir se trouvait une porte. Ida l'ouvrit, et me poussa à l'intérieur de la pièce. Après quoi, elle referma la porte avec soin. J'entendis le cliquetis de la serrure qu'on fermait. Je soupirai, et regardai la pièce dans laquelle je me trouvais. C'était si petit... Le plancher était rongé, poussiéreux. Je devais être dans une mansarde, car le plafond était pentu. Le lit était en fer, sur les draps étaient éparpillées quelques gouttes de sang séchées. Sur la table de nuit, il y avait une lampe de chevet ainsi qu'un vieux journal. Poussée par la curiosité, je l'ouvris. Les ages étaient jaunies. Je les humai. J'aimais tellement cette odeur... Elle me transportait et me faisait rêver. L'odeur du passé... Je lus. C'était un journal intime. Il commençait le 19 Juin 1942.




« Cher Journal,

On m'a menée dans cette horrible endroit il y a à peine quelques heures. Ils sont venus, ont défoncé ma porte, et m'ont dit que si je ne venais pas avec eux, ils tueraient mes parents et mes enfants. J'ai donc accepté de venir... Je réponds de mes actes. Andreas... Comme la vie est dure sans lui ! Mon mari, le père de mes enfants est mort il y a une semaine. Il avait été dénoncé par son meilleur ami, Herman, et déporté à Auschwitz il y a six mois. Et maintenant, il est mort. Ils l'ont gazé... Mon Andreas est mort dans la souffrance la plus totale... Je n'entendrai plus jamais son rire, je ne sentirai plus jamais ses lèvres sur les miennes... La douleur m'as poussé à commettre l'irréparable. Hier, j'ai tué Herman dans un accès de folie. Je ne pouvais pas admettre qu'il soit vivant alors que mon mari était mort. Je l'ai donc empoisonné. Et je ne le regrette pas, non. Je ne sais pas ce qu'il va advenir de moi ici. Tout ce que je sais, c'est que les Halbig vont me faire regretter mon acte. Mais peu importe, qu'ils me torturent, qu'ils me tuent, la vie sans Andreas ne vaut pas la peine d'être vécue. Bien sûr, il y a mes enfants, Anika et Mikaël. Et je les aime. Mais c'est trop dur sans Andreas... Je ne serai plus une bonne mère. Ils ont 10 et 8 ans. Mieux vaut que ce soit ma s½ur qui les élève. Ils n'auront pas à avoir honte de leur mère. On ne rira pas d'eux en disant que leur mère est une meurtrière. On sera gentils avec eux parce qu'ils sont orphelins. »



Je comprenais mieux... Ce qui s'était passé aujourd'hui s'était passé il y a plus de soixante ans. Cette femme qui écrivait ce journal était celle qui avait tué l'arrière grand père de Jo. C'était donc mon arrière grand-mère. Mais pourquoi me faisait-on subir ce qu'avait subit mon arrière grand-mère ? Qu'allait-on me faire ? A qui cela servait-il ?

======Tout à coup, j'entendis la clef tourner dans la serrure. Je me levai et reposai le journal. Hanna apparut.


Hanna : Alors on a bien lu ?
Moi : Je ne vois vraiment pas où vous voulez en venir ! Tout ceci est ridicule ! Je ne suis pas mon arrière grand-mère et vous n'êtes pas votre arrière grand-père ! Alors pourquoi tout ce cirque ?!
Hanna : J'ai vu mon père se faire assassiné par un des tiens. Je n'avais que six ans. On lui a tranché la gorge, sous mes yeux et ceux de ma mère !
Moi : Je suis désolée.
Hanna : Oh non, th ne l'es pas le moins du monde. Tu es une Schneider.
Moi : Et alors ? Je n'ai rien fait moi ! Je n'ai que dix-huit ans et je n'ai rien fait de mal !Mon seul crime est-il d'être une Schneider ?
Hanna : Tu comprends vite !
Moi : Beaucoup de sang a été versé. Trop. Beaucoup de gens sont morts des deux côtés. Pourquoi perpétuer cela et faire souffrir les autres ?
Hanna : Nous nous sommes juré de tuer tous les Schneider. Qu'il n'en reste pas un seul. Ou du moins de vous faire tous souffrir. Si nous ne le faisons pas, c'est vous qui le ferez !
Moi : Non ! Nous pouvons tout arrêter !
Hanna : Tu es jeune, tu ne connais rien à la vie ! Tu as eu une belle enfance, tu as grandi avec ceux que tu aimes, tu as toujours été heureuse !
Moi : Ah oui ? Et bien sachez que mon petit ami était atteint de la leucémie. J'avais quinze ans. Quand il me l'a avoué, j'ai fuit. Je ne voulais pas le voir mourir à petit feu. Alors ne me dites pas que ma vie est parfaite, car vous ne me connaissez pas !
Hanna : ça ne change rien. C'est la loi de la jungle, la loi du plus fort.
Moi : Et qu'allez vous me faire ?
Hanna : Demain tu seras transférée à Berlin. Tu verras bien ce qui t'attend.

Elle partit, referma la porte. Transférée à Berlin... Pourquoi faire ? La peur commençait à me tenailler. Je ne voulais pas mourir. Je voulais vivre... Aux côtés de Jo.




%%% Fin du Chapitre Onze %%%
%%% Fin du Chapitre Onze %%%
%%% Fin du Chapitre Onze %%%



Non, ma clef USB n'est pas revenue de l'au-delà --'. Non, je n'en ai pas encore de nouvelle. Oui, j'ai recopié ce mini-chap de mon ordi portable sur l'ordi duquel je pulie ma fic ^^. Je me suis pour ainsi dire fait assez chier XD. Je sais que je vous avez promis deux chap, mais là ce n'est qu'un avant goût, pour vous remercier encore une fois et parce que je vous aime n_n. Ne vous en faites pas, dès que j'ai ma nouvelle clef, je publie deux chap ;).



PS : PLUS DE 100 COMZ A T0US LES ARTiCLES C'EST P0SSiBLE ??




Bisous à vous (L)



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# Posté le mardi 26 février 2008 13:09

Modifié le mercredi 23 avril 2008 17:30

Chapitre Douze : Vendre mon corps...

Chapitre Douze :   Vendre mon corps...
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Chapitre Douze Chapitre Douze Chapitre Douze
Chapitre Douze Chapitre Douze Chapitre Douze
Chapitre Douze Chapitre Douze Chapitre Douze
Chapitre Douze Chapitre Douze Chapitre Douze
Chapitre Douze Chapitre Douze Chapitre Douze




POV Jo :


======Ça y est. Elle est partie. Nous étions toujours le 25 Décembre, il était 13 heures. Quel Noël... Je n'en avais jamais vécu de pire. Melody me manquait à un point ! Je n'osais même pas imaginer ce qu'ils devaient lui faire. Ma puce... Elle, si douce, si fragile... La savoir aux mains de ces bourreaux me faisait si mal.

======Je n'étais pas le seul à souffrir de son absence. Fabi ne voulait parler à personne. Il s'en voulait terriblement, il se sentait coupable. Quant à Mäx, c'était idem. En plus, un autre malheur l'avait frappé : sa petite amie avait disparu. Melody nous manquait à tous. Je t'aime mon amour...



POV Melody :



======J'attendais, à l'arrière du fourgon entourée d'une dizaine de filles. J'attendais qu'on arrive. Berlin... J'avais toujours voulu voir cette ville. Et j'y allais, enfin. Mais certainement pas pour faire du tourisme. En fait, je ne savais toujours pas pourquoi est-ce qu'on me transférait à Berlin. Ni ce que ces filles faisaient avec moi. Elles étaient aussi paumées que moi... Elles m'ont dit qu'elles n'avaient rien fait de spécial, elles vivaient leur vie comme toute jeune fille. Et un beau jour, on est venu frapper à leur porte, on a menacé leurs familles. Cette histoire était sans queue ni tête ! je ne comprenais vraiment rien : aucune de ces filles n'étaient de ma famille ! Alors pourquoi les emmener avec moi ? Cette histoire n'était pas nette, pas nette du tout. Le point positif, c'est que j'avais sympathisé avec une fille, Birgit. Elle avait le même âge que moi. Elle avait les cheveux auburn, les yeux verts. Elle était vraiment très jolie, et très gentille. Très drôle aussi. Malgré ce qui lui arrivait, elle relativisait.

======Le fourgon freina. Nous devions être arrivées. La porte de la voiture s'ouvrit, et nous sortîmes. Nous étions dans une ruelle sombre, délabrée, sale. On nous fit entrer dans un grand bâtiment. J'entendis une musique, envoûtante, sensuelle. Jan nous parla enfin :

Jan : Bien mes jolies. Vous voici arrivées au « Pleasur & Paradise ». Vous vous demandez sûrement ce qu'est cet endroit. Et bien j'espère pour vous que vous avez regardé la série « matrioshki ».


Je ne compris pas ce qu'il voulait dire par là. Voyant notre incompréhension, il ouvrit la grande porte qu'il y avait derrière lui. Des gorilles nous poussèrent dans la nouvelle pièce. L'atmosphère y était étouffante. Sur la scène, des femmes dansaient, ondulaient leurs corps. Des streep-teaseuses... Je venais de comprendre.

Moi : Jamais je ne ferais la pute devant des gros pervers !


Jan me gifla fortement, et je tombai à terre.


Jan : Tu n'es pas vraiment en mesure de refuser quoique ce soit. Tu feras ce qu'on te dira de faire ! C'est clair ?


Birgit m'aida à me relever. L'enfer ne faisait que commencer...


**************************************




======Le 14 Février. Nous étions déjà le 14 Février. Déjà un peu plus de deux mois que je vivais un véritable enfer. Et encore, je n'avais pas vécu le pire. Je n'avais pour l'instant fait que me dandiner devant de gros dégueulasses. Je n'étais pas passées à l'étape supérieure... Pour l'instant. J'avais appris à mieux connaître Birgit, et nous étions devenues très proches. La solidarité était très importante dans ce milieu. J'appris que Birgit était née en France, à Paris, d'une mère française et d'un père allemand. Ce qui explique le fait qu'elle était totalement bilingue. Elle me parla de sa passion pour le dessin, de son projet de faire les Beaux-Arts en France et de faire connaître ses ½uvres au monde entier. Tant de beaux rêves qui partaient en fumée... Car nous ne savions pas si notre martyre finirait un jour. Nous préférions ne pas y penser. Alors que nous discutions après notre passage sur scène, nous arrivâmes au sujet délicat : l'amour.

Birgit : Alors, avant tout ça, tu avais un petit ami ?
Moi : Oui... D'ailleurs c'était tout récent. Nous avons passé à peine un jour ensemble. C'est compliqué...
Birgit : ça tombe bien j'aime les histoires compliquées =D Vas-y raconte !


Je lui expliquai tout, de cette fameuse nuit de Décembre à Munich à mon sacrifice chez Jo.


Birgit : 0_0 Wow... tout ça d'un coup ! On pourrait faire de ta vie un roman ! C'est une si belle histoire ! Enfin, dans le genre dramatique et désespéré ><

Moi : J'te le fais pas dire...
Birgit : Et tu as bien dit que tu sortais avec Johannes Halbig ?
Moi : Oui pourquoi, t'es fan de Killerpilze ?
Birgit : Ouais, j'aime ce qu'ils font, mais c'est pas pour ça. Je sors avec Mäx !
Moi : *_* Mäxounet ? Tu sors avec mon Mäxounet ?
Birgit : Heu ouais ^^'
Moi : Quelle coïncidence ! Mais ce que je comprends toujours pas c'est pourquoi toi et les autres filles êtes là...
Birgit : Ma mère est la meilleure amie de la tienne je crois. Elle me parlait souvent de toi !
Moi : C'est vrai ? ça c'est la meilleure ! Mais pour les autres ?
Birgit : Elles doivent automatiquement avoir un rapport avec ta famille.
Moi : Mais c'est totalement inhumain de nous faire subir tout ça ! Pourquoi ?
Birgit : Je sais pas... La douleur et la haine poussent à faire des choses incompréhensibles ! Mais la haine n'est pas le contraire de l'amour. La barrière entre ces deux sentiments est très fine. Trop peu de gens le savent. Vos familles ne doivent pas être au courant non plus –'
Moi : En tout cas je suis désolée... C'est de ma faute si toi et les autres êtes ici.
Birgit : Vraiment ? Et pourquoi ça ? Parce que tu es une Schneider ? Arrête ton délire ! C'est pas ta faute ! Tu n'es pas responsable de la folie des Halbig !
Moi : Mais...
Birgit : Il n'y a pas de mais Melo. On est dans le même bateau.


Je la pris dans mes bras. Ça faisait tellement de bien d'avoir quelqu'un à qui parler... Nous fûmes interrompues par Jan qui débarqua dans les coulisses.


Jan : Melody, tu passes à l'étape supérieure ce soir. Tu as rendez-vous avec Claus Klein, chambre 256, à 23 heures.
Moi : O_O Quoi ? Mais... Non...
Jan : Si. Depuis le temps que tu danses, tu es très connue. Les clients en veulent plus maintenant. Et ce Claus Klein est un habitué de la maison, il a un paquet de fric. Alors ne me déçois pas.

Je voulus riposter, mais je me retins. La dernière fois que j'avais discuté ses ordres, on m'avait enfermée dans une chambre grise, sans fenêtres, sans meubles. J'y étais restée deux jours entiers sans manger. Ce soir, j'allais donc perdre ma virginité avec ce Claus Klein...

Moi : Très bien.

Jan sortit. Birgit me pris une main.

Birgit : Je suis désolée Melo. Tu... Tu l'as déjà fait ?
Moi : Non, jamais. J'avais espéré le faire avec Jo, pas comme ça, pas avec un autre...Birgit : Je ne vais pas dire que je te comprends, je l'ai déjà fait avant d'arriver ici. Mais sois forte.
Moi : Plus facile à dire qu'à faire.


[...]




======Les 23 heures arrivèrent trop vite à mon goût. Je me maquillai. Du noir autour de mes yeux clairs, du rouge à lèvres. Puis je m'habillai. Une mini-jupe en cuir rouge, un corset rouge à lacets noirs. La tenue habituelle ici. Jamais je n'aurais cru que je m'habillerai comme ça un jour. Je me regardai dans la glace. J'avais tellement honte de ce que j'étais devenue. Je vendais mon corps pour survivre. J'étais si pathétique. Ma misérable vie ne valait plus rien. Une larme roula le long de ma joue. Je regardai mes bras, couverts de cicatrices. Je ne voulais jamais les montrer, je me débrouillais toujours pour les cacher, soit en portant des mitaines, soit en mettant des manches longues... Mais tout cet attirail n'était pas le bienvenue ici. Il fallait tout montrer. J'avoue que les débuts avaient été difficiles. Moi qui étais si pudique. Mais il fallait que je montre mon corps. Souvent je pensais à Jo. S'il me voyait ainsi...

======Je me dirigeai vers la chambre 256. J'ouvris la porte. M. Klein était là, assis sur un fauteuil. Il avait dû être beau auparavant. Auparavant. Il devait avoir environ 50 ans, avait les cheveux bruns grisonnants. Un sourire pervers se dessina sur son visage rebondi. Il me dégoûtait. J'avais envie de lui dire : je pourrais être votre fille pauvre dégénéré ! Mais je me retins, encore une fois. Mon esprit rebelle ne pouvait et ne devait pas se révéler.


M. Klein : Alors ma belle, c'est toi Melody ?
Moi : Oui c'est moi.
M. Klein : Depuis le temps que j'attendais ce moment... Ne le dis pas aux autres filles, mais tu es la plus belle de toutes... Bizarrement, la première chose que j'ai remarqué chez toi, ce sont tes yeux clairs... Ils sont si captivants... Si envoûtants...

Tout en disant, il s'était dangereusement rapproché de moi. Il me plaqua contre le mur, et essaya de m'embrasser. Je détournai la tête. Ce n'était qu'un baiser, mais c'était Jo le dernier homme à m'avoir embrasser... Je me rendis compte que d'un côté je le trahissais. Jo, comme j'aurais aimé que tu vienne me sauver comme cette nuit de Décembre. Klein me prit la tête dans les mains et m'embrassa. Puis il me retourna contre le mur et défit les lacets de mon corset. Je pleurai, pensant à ce qui allait arriver. Il me prit le bras avec force et me jeta sur le lit. Il déchira mes sous-vêtements. Je me débattis, mais il était trop fort. J'abandonnai donc, et le laissai faire. Je vais vous passer les détails, car encore aujourd'hui il est difficile pour moi de parler de tout cela... A la fin, il se leva, se rhabilla. J'étais assise sur le lit, cachais mon corps avec les couvertures de satin.

M. Klein, avec un sourire satisfait : Joyeuse Saint Valentin petite traînée !

Et il referma la porte. Je me mis à pleurer à chaudes larmes. Je me sentais seule, sale, humiliée, bafouée. Tout à coup, la porte s'ouvrit à la volée. C'était Birgit. Elle accourut vers moi.

Birgit : Oh Melo...
Moi, en pleurs : Je veux mourir Birgit ! Je préfère mourir que de revivre ça tu entends !
Birgit, me prenant dans les bras : Chut... Pense un peu à Jo et à ce qu'il éprouverait s'il te savait morte !
Moi : Il a dû m'oublier depuis longtemps. Il a sûrement tourner la page. Je n'étais qu'une fille de plus dans sa collection de rockstar.
Birgit : Ne dis pas ça. Je suis sûre qu'il ne t'as pas oubliée. Tu dis ça sur le coup de la douleur... Allez, viens dans notre chambre, tu as besoin de dormir.

Je m'habillai, et suivis Birgit dans notre chambre. J'allai me doucher. L'eau chaude coulait sur mon corps, me faisant un bien fou, même si je savais que cette eau n'effacerait pas ce qui venait de se passer. Je fermai les yeux, dans l'espoir de me détendre. Mais les images de la chambre 256 défilèrent, et je rouvris les yeux presque aussitôt. Les larmes recommencèrent à couler. Je sortis de la douche, et me couchai. Je passai une nuit agitée, où les cauchemars s'enchaînèrent. Je me souviens d'un en particulier. Je voyais Jo dans les bras d'une autre fille, il lui disait exactement les mêmes choses qu'il m'avait dites à moi. Puis, il disait qu'il m'avait bel et bien oubliée, et qu'il était dégoûté parce qu'il n'avait pas eu ce qu'il voulait... Je me réveillai alors en sursaut.

Moi, tout bas : Ne m'oublie pas mon ange...




%% Fin du Chapitre Douze %%
%% Fin du Chapitre Douze %%
%% Fin du Chapitre Douze %%



Une fois de plus, je m'excuse. Je vous avais promis deux chap' d'un coup, je sais. Mais j'ai toujours pas ma clef USB :/. Enfin, j'en ai une, mais mon ordi portable est trop vieux, il lui faut un logiciel qu'il n'a pas ><. Bref, c'est chiant et compliqué. J'ai donc fait comme pour le mini-chap précédent. Et je vais devoir mandier une clef à mes cops et les tester x). Mais revenons-en à ce chap 12 : Comment vous l'avez trouvé ? Chiant, intéressant ? Vous vous attendiez à tout ça XD ? Dès que j'ai une clef qui marche, je vous mets deux chap'. Je vous aime !!!!!! =D




Kiss <3


# Posté le vendredi 29 février 2008 14:11

Modifié le mercredi 23 avril 2008 17:30

Chapitre Treize

Chapitre Treize
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Chapitre Treize Chapitre Treize Chapitre Treize
Chapitre Treize Chapitre Treize Chapitre Treize
Chapitre Treize Chapitre Treize Chapitre Treize
Chapitre Treize Chapitre Treize Chapitre Treize
Chapitre Treize Chapitre Treize Chapitre Treize


POV Jo :


======Nous étions le 14 Février. C'était la St Valentin. Et je la passais sans Melody. Melody... Non je ne l'avais pas oubliée. Comment oublier ses yeux limpides, ses longs cheveux bouclés, son rire, sa façon de dire « mon ange », sa voix, sa façon de jouer et de chanter « où es-tu ? »... Non je ne pouvais pas l'oublier. Jamais je ne le pourrai. Elle était tout pour moi. C'est pour elle que je vivais, même si elle n'était plus à mes côtés. Je continuais de croire qu'un jour nous nous retrouverions. Imaginer le contraire m'était impossible.

======Fabi avait fini par accepter l'absence de sa « rand' s½ur ». Il n'en parlait pas, du moins pas devant moi, car il savait que ça me ferait souffrir. Quant à Mäx, lui non plus ne montrait pas sa souffrance. Car il souffrait, j'en étais convaincu. Il vivait la même chose que moi. Sa petite amie s'appelait Birgit. Il l'avait un peu oubliée le soir du cinéma, quand il avait flirté avec Tanja, mais c'était parce qu'ils s'étaient disputés. Le jour où il avait voulu s'excuser, Birgit avait disparu. Il s'en voulait tant... Les membres des Killerpilze n'avaient donc pas la vie facile. Tout n'était pas doré dans notre univers, loin de là ! Heureusement que notre mère nous aidait à affronter tout ça.

======Pour tenter d'oublier le mal qui nus rongeait, nous jouions, composions d'autres morceaux. Tous plus noirs et désespérés les uns que les autres, mais nous composions. C'était notre thérapie. Et puis nous pensions aux fans. Eux aussi nous étaient d'un grand secours. Il nous suffisait de penser que c'était grâce à eux que nous en étions là, pour nous donner la rage de vaincre le malheur. Ce qui ne nous tue pas nous rend fort. Voici quelle était notre devise.


Refrain :

Ce qui ne nous tue pas nous rend forts
On me l'a tant répété
Je n'ai d'autre choix
Que d'y croire désormais
Ce qui ne nous tue pas nous rend forts


Couplet 1 :

Voici déjà trois mois
Que tu es partie loin de moi
Les larmes voilent mes yeux
Alors que je t'écris ça
L'encre de tes yeux
N'est pas dans ma plume
C'est avec mon sang, et mon amertume
Que je t'écris ces quelques rimes
Quand tu es loin de moi
Rien ne va
Quand tu es loin de moi
Le bonheur n'existe pas


Refrain x2


Couplet 2 :

Désormais je ne connais que la couleur du désespoir
Mes jours se déroulent dans le noir
Mon avenir est incertain
Si brumeux, si lointain
Je prie pour que les anges
Veillent sur toi
Car tant que tu n'es pas là
Moi je ne le peux pas


Refrain x2




Cette chanson je l'ai écrite le soir du départ de Melody. Ecrire me soulage tellement...


======Nous avions une tournée Allemande de prévue. Elle débuterait le mois prochain. Nus ferions Munich, Hambourg, Berlin et bien d'autres villes. Le dernière serait Berlin, au mois de Juillet ? D'ici là, j'espérais que j'aurais des nouvelles de Melody. Je n'avais pas envie que les Killerpilze deviennent de pauvres musiciens qui broient du noir et crient leur désespoir sur leurs single, poussant leurs fans au suicide --'

======Bref, en cette St Valentin, Mäx et moi étions seuls. Il était 20 heures, nous étions dans notre apart' avec Fabi. Il avait voulu rester, et j'avais accepté compte tenu des circonstances. Nous avions décidé de regarder Titanic. C'est dire notre niveau de désespoir ><. Mais ça me rappelait Melody. Son film préféré... Quant à mon cher frérot, je le vis s'éclipser discrètement de l'appart'. Enfin, par discrètement je veux dire à la Fabi quoi. En prenant sa veste, il fit tomber le porte manteau sur lui. Notre petit Fabianouchet se retrouva donc par-terre, une montagne de vestes sur lui. Nan c'est pas mon frère cette catastrophe ambulante >_<'.


Moi : Tu voulais aller où comme ça Fabi ?
Fabi : Hum... J'allais... Reum... Loué un film ! Ouais parce que Titanic ça me dit vraiment rien :/
Mäx, d'un air absent : Oh OK alors tu peux prendre « Autant en emporte le vent » s'teuplaît ?
Moi, donnant un coup à Mäx : C'est pas possible d'être aussi naïf ! Il va pas louer un DVD, il va rejoindre sa copine !!
Mäx : Ah... Bon beh je regarderais pas « Autant en emporte le vent »... =(
Moi : ><
Mäx : Désolé Jo, mais depuis que Birgit est plus là, mon radar anti-fabinerie (j'en suis fière de ça XD) est en panne :s
Moi : J'avais remarqué --'
Fabi : Bon t'as raison Jo, je vais voir ma copine. Je peux y aller ?
Moi : Pas si vite, faut voir. Elle s'appelle comment ?
Fabi : Jpeux pas vous le dire.
Moi : Et pourquoi ça ?
Fabi : Parce que je peux pas, c'est tout !
Moi : J'aime pas tout ec mystère Fabi ! T'en dis quoi Mäx ? MÄX !
Mäx, captivé par le film : C'est une bonne technique de drague quand même de montrer ses dessins à une fille ! Il s'en sort bien le Jack avec Rose !
Moi : u_u Mäx redescends du Titanic !
Mäx : Quoi ? Ah oui c'est vrai Fabi, trop de mystère tue le mystère ! Alors dis-nous ce qu'il y a à savoir !
Moi : Mais c'est quoi cette expression pourrie ?
Mäx : Chais pas c'est sorti comme ça ^^'
Moi : De mieux en mieux --'
Fabi : Beh vous devez juste savoir que je suis fou de cette fille, que je pourrais me jeter sous un train si elle me le demanait.
Mäx : Bah alors faut lui demander de te demander de demander...
Moi : Mäx ! T'as encore abusé des carambars ??
Mäx : Ben... Un peu n_n
Moi : Tu sais l'effet du sucre sur toi pourtant ! ça te ramollit le cerveau ! Déjà que c'est pas brillant –'
Mäx : Sois pas méchant avec moi !
Moi : Chui pas méchant mais réaliste.
Fabi : Bon je peux y aller moi ?
Moi : Allez file !

Fabi sortit en vitesse. J'espérais qu'il avait bien RDV avec une fille, et pas qu'il allait dealer de la coke. On sait jamais de nos jours ><.

======Mäx et moi regardâmes donc Titanic. La boîte à mouchoirs entre nous deux, on devait pas avoir l'air con. Pleurer devant Titanic... Je pleurais devant Titanic ! Ma virilité en prenait un coup T_T. Et celle de Mäx aussi. Mais ça me faisait du bien de pleurer. J'évacuais toute cette peine accumulée depuis Décembre, le mois le plus marquant de ma vie. En un peu plus d'une semaine j'étais passé de l'enfer au paradis, et du paradis à l'enfer. J'avais rappris à aimer, à être heureux, pour retomber au 36° dessous. Comme la vie est dure (life is a bitch, a fucked-up bitch ! (8)). Mais d'un côté, c'est un cadeau précieux... Je préférais vivre avec cette peine dans le Coeur et avoir connu et aimé Melody, plutôt que de vivre sans jamais ne l'avoir aimée. Melody m'avait sauvé la vie. Mais en partant, elle me l'avait reprise...




%%% Fin du Chapitre Treize %%%
%%% Fin du Chapitre Treize %%%
%%% Fin du Chapitre Treize %%%



Bonjour à tous =D

Mon problème de clef USB n'eest toujours pas résolu ! On m'a prêté 2 clefs USB, aucune des deux ne marche. Mon ordi doit être vraiment trop vieux ><. Brefouille, j'ai dû encore recopié tout ce chap. Mes doigts vont finir par être très musclés XD
(c'est pratique pour la gratt' n_n).

Je vous demande donc 100 comz ici. Je sais que c'est beaucoup, mais non seulement je dois recopier tous les chap sur mon ordi et ça prend du temps, mais en plus c'est la rentrée et j'ai le brevet blanc mercredi et jeudi ><. Consolation ! demain j'ai 15 ans !! =D



Gros bisous à toutes <3


Eva___x3'









EDIT : Merci à toutes celles qui m'ont souhaité mon anniversaire n_n. Ainsi qu'à toutes celles qui m'ont souhaité bonne chance pour le brevet blanc XD. Et sinon, je suis désolée, mais là j'ai pas tellement le temps de mettre de chap :/. Donc soit demain après-midi, ce qui m'étonnerai vu qu'il faut que je révise encore les maths et l'histoire-géo, ou bien ce samedi. Merci de votre soutien et de votre compréhension =)
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# Posté le lundi 03 mars 2008 13:19

Modifié le jeudi 24 avril 2008 04:47